Les immenses casinos de Biloxi se sont écroulés comme des châteaux de cartes, le front de mer a été rasé. Après le passage du cyclone Katrina, les espoirs se sont évaporés en quelques heures sur cette côte du Mississippi, qui rêvait de devenir un Las Vegas sur mer. Katrina a fauché là une côte en plein essor depuis que l’industrie du jeu y avait été autorisée, en 1992.
Sur les 55 000 habitants de Biloxi, des centaines de personnes ont peut-être péri, et les recherches s’annoncent fastidieuses. Deux ponts sur les trois sont fermés. Les routes sont impraticables, interrompues par des lacs d’eau croupie, barrées d’arbres ou d’objets de toutes sortes ayant atterri là comme par magie.
La douzaine de casinos géants, installés sur des barges comme l’exigeait l’Etat pour éviter leur surdéveloppement, sont anéantis, éventrées ou effondrés. Deux, dont l’un d’au moins 150 m de long, ont glissés de la mer sur la terre.
Le casino du Hard Rock Café, qui devait ouvrir en septembre, n’a pas mieux résisté et son emblématique guitare géante semble perdue, au milieu des gravats.
Rare note positive: Biloxi venait de souscrire une assurance au cas où un ouragan mettrait à mal l’activité des casinos.